Lexique technique

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Baudrier
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Le baudrier est à l'origine une bande d'étoffe ou de cuir, ceinte en écharpe, servant à porter un sabre, une épée, ou le ceinturon.
•    On parle ainsi du baudrier d'un tambour ou bien d’une arme blanche trop longue pour être portée dans un fourreau, comme un espadon. Le baudrier est alors un cousin du fourreau.
•    C’est aussi un équipement permettant à une personne de s'attacher. Le baudrier est alors un cousin du harnais.
Le baudrier de protection [modifier]
Il se compose de sangles cousues qui viennent enserrer le bassin de la personne. Lorsque les sangles enserrent aussi le torse, on parle de harnais. Dans les textes réglementaires de la Communauté Européenne relatifs à la sécurité, le baudrier est désigné au sens large par harnais, traduction de l'anglais harness, terme polyvalent, désignant, selon les additifs waist ou chest le baudrier ou le harnais. Le mot "harnais" se trouve donc largement utilisé dans les textes à vocation sécuritaire et aussi chez les distributeurs. Mais cette vague n'a pas atteint le milieu montagnard, où seul le terme baudrier est utilisé pour désigner l'ensemble de sangles enserrant le haut des cuisses et la taille. Ce terme se trouve parfois réduit argotiquement en baudard. On rencontre aussi le mot cuissard.
Il s'agit en général d'un équipement de protection individuelle (EPI), qui permet de prévenir la chute : la personne est ainsi reliée à une corde ou ligne de vie.

Le baudrier est largement utilisé dans la pratique de divers sports :
•    Escalade, alpinisme, canyonisme, via ferrata et spéléologie : ensemble de sangles cousues plus ou moins réglable à la taille de l'utilisateur, permettant de se suspendre confortablement à une corde. Le baudrier simple forme trois anneaux de sangle reliés entre eux, destinés à maintenir respectivement la taille et le haut des jambes de l'utilisateur, lui permettant de s'attacher à une corde. Il est généralement pourvu d'un porte-matériel sur lequel il est possible d'accrocher les dégaines et autres mousquetons.
•    Planche à voile : permet au véliplanchiste de transférer une partie de la charge de la voile au niveau de son bassin.
Travaux en hauteur
Les législations de nombreux pays imposent l'utilisation d'un baudrier et d'une ligne de vie pour les travaux en hauteur sans rambarde.

Mousqueton
Articles connexes : Mousqueton et Dégaine.
Les mousquetons sont des anneaux de métal avec un doigt à ressort utilisés comme connecteurs. Pour l'escalade sportive, la plupart des mousquetons sont faits en alliage d'aluminium.
Les mousquetons existent dans de nombreuses formes ; le profil d'un mousqueton et le type de son doigt d'ouverture doit être choisis selon l'usage exact pour lequel il est destiné. Il y a deux sortes principales : les mousquetons classiques et les mousquetons de sécurité. Ces derniers empêchent le doigt de s'ouvrir lors de leur utilisation. Ils sont utilisés pour les connexions importantes. Leur fermeture peut être à vis ou automatique.
Les mousquetons existent aussi avec différents types de doigt, dont les doigts à fil, les doigts courbés, ou les doigts droits. Ces différents doigts ont des résistances et utilisations différentes.
Les mousquetons sont aussi connus sous le nom argotique de mousquif.

 
Panneau près d'une antenne relais GSM
Un équipement de protection individuelle (EPI) est une protection concernant un individu contre un risque donné, et selon l'activité qu'il sera amené à exercer. D'une manière générale, l'ensemble du corps peut et doit être protégé.
Selon les pays, la législation peut imposer le port d'un EPI pour certaines activités, notamment au travail :
•    port d'un casque, un heaume, une visière, sur les chantiers et dans certaines usines ;
•    port de chaussures de sécurité sur les chantiers et dans certaines industries ;
•    port de vêtements protecteurs (veste à col fermé et à manches longues et serrées aux poignets, pantalon long), éventuellement gants, de lunettes et masque :
o    contre les projections de produits chimiques ou biologiques ;
o    contre la chaleur et le risque de feu ;
o    contre les risques de plaie (abrasion, gilet pare-balles) ;
o    à haute visibilité pour éviter de se faire renverser par un véhicule ou un engin de manutention; comme un gilet haute visibilité,
o    …
•    protections auditives contre le bruit ;
•    protection respiratoire : appareil respiratoire isolant ou filtrant (les masques de protection FFP)
•    harnais et ligne de vie (corde) : protection contre les chutes de hauteur;
•    …
Pour être efficace, un EPI doit être porté. Cela signifie qu'il doit être bien toléré par les utilisateurs et ne pas gêner la réalisation de la tâche, et que ceux-ci doivent être sensibilisé à son intérêt (formation au port de l'EPI et aux risques contre lesquels il protège), voire contraint (voir aussi l'article Prévention).
Sommaire


Législation
A chaque type d'activité, un employeur, se doit de pourvoir à la sécurité et à la protection du salarié qu'il a sous son autorité. Pour se faire, le législateur lui impose de créer et d'utiliser le Document unique d'évaluation des risques.
Législation européenne
Selon la directive 89/686/CEE, on entend par équipements de protection individuelle « tout dispositif ou moyen destiné à être porté ou tenu par une personne en vue de la protéger contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa santé ainsi que sa sécurité au travail, ainsi que tout complément ou accessoire destiné à cet objectif. »
Législation française
Dans le domaine du travail, le législateur impose à l'employeur de créer et d'utiliser le Document Unique de Sécurité (D.U.S.). Ce document doit recenser tous les risques existants dans l'activité du salarié. Une fois connus, l'employeur a l'obligation soit de les éliminer, soit de les amoindrir. Les EPI sont l'un des moyens d'y parvenir. Le coût des EPI est à la charge des employeurs. Cependant, pour le cas particulier des intérimaires, les chaussures de sécurité peuvent être à la charge de l'agence d'intérim en raison de la durée de vie de ces EPI (accords au cas par cas entre l'agence et l'entreprise). Les employeurs doivent veiller à ce que les travailleurs soient formés, et que les EPI soient conformes aux normes imposées[1]. Les EPI doivent être contrôlés annuellement par des correspondants formés ou par le fabricant, ainsi qu'après chaque incident ou accident.
Le Code du travail insiste bien sur le fait que chaque fois que c'est possible, la protection collective est préférable à la protection individuelle ; par exemple pour les travaux en hauteur, préférer la présence d'une rambarde au port de harnais. Il insiste également sur la minimisation des contraintes pour le travailleur : un EPI ne doit être imposé que lorsque son port est nécessaire.

Grimpe d'arbres
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La grimpe d'arbres (ou grimpe encadrée dans les arbres) est considérée en France comme le terme générique définissant le loisir éducatif qui consiste à grimper jusqu'aux cimes et à se déplacer dans les houppiers des arbres en toute sécurité.
Cette activité permet de découvrir les milieux arborés et de se découvrir soi-même. C'est aussi un très bon moyen d'observer la faune et la flore qui nous entoure et d'acquérir un comportement respectueux vis-à-vis de la nature.


Historique
Depuis toujours, grimper dans les arbres est un jeu pour les enfants.
Mais en 1989 à Annonay en Ardèche, quelques amis, passionnés du milieu arboré, ont l’idée de faire découvrir les arbres par la grimpe. Ils se surnomment alors les Accro-Branchés et sont les premiers en France à développer commercialement une telle activité. Certains sont arboristes, d’autres animateurs nature, travailleurs sociaux ou artistes amoureux de la nature. Forts de cette passion commune, ils mettent au point les premières techniques qui permettent au public de grimper en toute sécurité : la grimpe d'arbres était née.
Depuis, de nombreuses structures proposent de la grimpe d'arbres et les techniques sont constamment améliorées dans un souci de sécurité pour le public et de respect de l’arbre.
Appellations
La Grimpe d'arbres étant le terme générique, il existe donc différentes appellations ou marques déposées telle que :
•    Arbogrimpe
•    Escalad'arbre
•    Escalarbre
•    Accrobranche[1]
•    Arbrogrimp
•    Arbr’Evasion
•    Arbo-Escalade
•    etc...

Réglementation
Les animations de grimpe d'arbres sont encadrées par des professionnels qualifiés : les Éducateur Grimpe d'Arbres (EGA) titulaires d'un Certificat de Qualification Professionnel. Pour mieux défendre leur métier, ces professionnels se sont regroupés au sein d'un Syndicat National des Grimpeurs Encadrant dans les Arbres (SNGEA). Ils sont donc soumis à la législation sur l'encadrement des activités physiques ou sportives, au code de déontologie des grimpeurs encadrant dans les arbres et aux normes européennes en vigueur pour le matériel.
Attention : la grimpe d'arbres n'utilise pas de câbles ! Cette activité a pour seul équipement l'utilisation de cordes d'assurance qui se démontent à la fin de l'animation. Des mesures sont également prises pour limiter au maximum l'impact sur l'environnement (cf. Code de déontologie).
Pratique
La grimpe d'arbres s'adresse à tous les publics dés 7 ans, sans limite d'âge ou de handicap. Les participants grimpent par petit groupe de 8 personnes au maximum pour 1 EGA. Munis d'un équipement de sécurité (baudriers et mousquetons), le participant peut grimper seul en s'auto assurant avec la technique de la liane (grimper à la corde). Le grimpeur peut aussi se servir des branches pour monter jusqu'à la cime de l'arbre avec la technique de la moulinette, il se fait alors assurer par un partenaire qui reste au sol.
En fin d'animation l’EGA propose souvent un atelier spectaculaire, il en existe trois différents :
•    le pont de singe : 2 cordes parallèles sont installées entre 2 arbres permettant la traversé en équilibre au dessus du vide ;
•    la tyrolienne : longue corde accrochée entre 2 arbres permettant de descendre en glissant à toute vitesse ;
•    le pendule : sorte de balançoire géante permettant d'effectuer un grand balancier très impressionnant.

Tyrolienne (transport)
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 Pour les articles homonymes, voir Tyrolienne.
 
Exercice d'évacuation « en tyrolienne » d'un blessé
 
Transport d'une personne au moyen d'une « tyrolienne »
 
Vue d'ensemble de la Tyrolienne Pierre Rias
 
Logiciel GHTyro 2.00: calcul de la tyrolienne P. Rias
La tyrolienne est un système de transport sur filin. Il s'agit d'un mode de déplacement utilisé pour la traversée en hauteur d'un obstacle dénivelé comme une douve ou autre cuvette naturelle ou artificielle.
Le Tyrol est une région alpestre pour la plus grande partie située en Autriche et pour une autre de moindre superficie faisant partie intégrante de l'Italie du Nord Est. Dans cette région accidentée, l'usage de ce type de dispositif devait être pratiqué sinon courant ce qui explique peut être l'appellation de « tyrolienne ».
Une tyrolienne peut être globalement horizontale ou nettement inclinée. Dans ce dernier cas, on lui donne plus facilement les noms anglo-saxons de taggle rope ou zip.
Les téléphériques sont d'autres modes de transport suspendus sur filin qui présentent une plus grande sophistication dans les matériels et les méthodes d'installation, ainsi qu'une plus grande robustesse.
Le parcours sur une tyrolienne varie selon le but et l'équipement de la traversée.


But de la tyrolienne
•    Une tyrolienne peut être une méthode d'entraînement physique, utilisée par exemple dans l'armée (commando) ou en sport de plein air (spéléologie, alpinisme, parcours aventure en forêt,..).
•    Une tyrolienne peut être plus prosaïquement un moyen de transport pour les personnes ou les biens (matériel, animaux,..) dans les régions pauvres et/ou accidentées où la construction d'un pont ou d'une passerelle n'est pas envisageable

Equipement de la tyrolienne
L'équipement le plus simple,ne nécessite aucun appareillage autre que le filin (corde, câble..). Son usage est réservé au passage des personnes. L'individu est couché sur la corde (la face de la tête contre la corde ou le câble). Il se retient avec une jambe pliée sur cette corde. L'autre jambe est pendante. La progression se fait par la force des bras. Cette méthode est longue, pénible et dangereuse.Elle est cantonnée à de courtes traversées et/ou à des exercices purement sportifs.
La tyrolienne peut également comporter une poulie qui glisse le long du filin et facilite ainsi la progression. Utilitaire dans un premier temps, cette technique est désormais adoptée comme attraction dans les parcs de loisirs dans le cadre d'un parcours aventure en forêt.
Installation de la tyrolienne
Il existe plusieurs variantes d'installation de tyrolienne, selon le nombre de cordes, le type d'amarrage aux extrémités et la nature de l'équipage mobile.
En particulier, l'amarrage des filins aux extrémités peut être soit fixe, soit réglable par contrepoids.
Historique des tyroliennes
On peut faire remonter la création des parcs acrobatiques aux années 1930, dans les Dolomites italiennes. Afin de traverser, de façon aérienne et plutôt sportive, un précipice séparant deux aiguilles rocheuses, il arrivait que l'on tende entre ces deux pics une double corde, sur laquelle les téméraires pouvaient se coucher et « ramper » dans les airs. Cet aménagement et l'exercice qui suivait portaient le nom de « tyrolienne » (voir plus haut).
Une très longue tyrolienne avait été lancée en août 1997 en ex-Tchécoslovaquie à travers les gorges de Zadiel, en marge du congrès international de spéléologie, organisé en parallèle par l'UIS à la Chaux-de-Fond (Suisse). Constituée d'une seule corde de 12 mm de diamètre, sa portée était de 847 mètres. Voir VEL'KY TRAVERZ.
La dernière plus longue tyrolienne du monde sur corde a été réalisée par le Spéléo Secours Français (SSF), commission spécialisée de la Fédération française de spéléologie (FFS), sur la commune de Rencurel (Isère), près du lieu-dit La Balme de Rencurel, entre le 21 et le 24 août 2008, dans le cadre du IVè Congrès spéléologique européen Vercors 2008. L'ouvrage, installé au dessus du hameau de La Valette entre le Pas des Rages (1 100 m) et le flanc est du Perrelier (860 m), avait une portée de 1096 mètres pour une dénivellation de 240 mètres environ. Il était constitué d'une seule corde statique de 10,5 mm de diamètre conçue et fabriquée spécialement par la société Cordes Courant. Cette tyrolienne fut baptisée « Tyrolienne Pierrot Rias » (TPR) en hommage au spéléologue Pierre Rias, co-fondateur du SSF, décédé en juin 2008. Le record a été homologué par un officier de police judiciaire de la gendarmerie.
La plus grande tyrolienne (commerciale) d'Europe se situe à Orcières-Merlette (Hautes-Alpes) en France. Sa longueur est de 1870 mètres et elle s'élève à plus de 2600 mètres d'altitude. En outre, en descente, la vitesse moyenne peut atteindre 140 km/h (cette donnée varie selon les individus). Cette tyrolienne est composée d'un câble ferroviaire (câble porteur de téléphérique) en acier.